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  LA PRÉPARATION
  À PREMIÈRE VUE
  LE NEZ
  LA MISE EN BOUCHE




 
 
Premier examen
Le vin à peine versé dans le verre, deux ou trois rapides inspirations constituent ce que l’on appelle le "premier coup de nez".
Dix à quinze secondes plus tard, après avoir provoqué cinq douces rotations du vin dans le verre et laissé ses arômes évoluer au contact de l’air, on inspire à nouveau : c’est le "second coup de nez". Si l’on ne perçoit aucune différence entre les deux, la décantation est inutile. Dans le cas contraire, elle s’impose.
Le "troisième coup de nez", après agitation franche du verre, mettra en évidence les éventuels défauts perçus préalablement.

Une bibliothèque dans chaque nez
Les sensations issues de l’examen olfactif d’un vin sont forcément subjectives, puisque comparées à celles enfouies dans la mémoire du dégustateur. C’est pourquoi l’on conseille aux amateurs de commencer par "éveiller" puis enrichir leur bibliothèque olfactive. Quantifiés, les arômes se répartissent en trois catégories principales et huit types :

- Les arômes primaires, rappelant le raisin, sont caractéristiques des cépages. On les classe en trois types : fruité (fruits secs ou frais), floral (rose, tilleul, pâquerette…) et végétal (herbe, mousse, fougère, etc.).

- Les arômes secondaires sont dûs aux modifications des arômes du raisin pendant la fermentation alcoolique, faisant apparaître des esters fruités originaux (banane, pomme…), et quelquefois des odeurs de levures.

- Les arômes tertiaires, dits de vieillissement, constituent le "bouquet" du vin. Leur palette est large, et se divise en plusieurs catégories : fruitées, florales, épicées, boisées (bois sec ou humide, exotique ou non), balsamiques (résine, cire, encens…), empyreumatiques (tabac, café, caramel, charbon de bois…), minérales et animales (cuir, fourrure, musc…).