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L’examen visuel d’un vin fait partie intégrante
de la dégustation. Avant même que le vin soit senti ou
goûté, sa « robe » (son aspect visuel), livre
nombre d’informations : limpidité, viscosité,
âge… et souvent origine géographique.
Voici comment s’y repérer…
L’éclat
Vue de dessus, la surface du vin, appelée disque, doit être
brillante et parfaitement nette. Un disque mat ou terne, la présence
d’un voile grisâtre ou de poussières constituent
des défauts.
La limpidité
A hauteur des yeux, le verre légèrement incliné,
le vin ne doit présenter aucun trouble. Flou, laiteux, brouillé,
opaque, voire floconneux ou chargé de corps en suspension,
il témoigne de problèmes rencontrés lors de la
vinification ou de la conservation.
La viscosité
Le verre toujours incliné, un léger mouvement de rotation
permet d’observer la façon dont le vin "mouille"
le verre. S’il s’écoule en laissant derrière
lui des traces en forme de larmes ou de jambes, il possède
une teneur importante en glycérol, en sucre résiduel
ou en alcool. Cette propriété se remarque aisément
sur des vins moelleux, par exemple. On dit alors que le vin "pleure",
ou qu’il est gras, généralement signe de qualité.
Toutefois, cette viscosité dépendant du type de vin,
un vin très fluide peut également être très
bon.
La teinte de la robe
Un regard plongeant, en inclinant le verre au-dessus d’une surface
blanche ou d’une source lumineuse, permet d’apprécier
une large gamme de couleurs, depuis le centre du disque jusqu’à
sa périphérie.
- Les teintes violacées sont typiques des vins rouges jeunes.
A partir d’un ou deux ans, on observe une large variété
de rouges : vermillon, cerise, rubis… Plus tard, les nuances
orangées (tuile, brique) prennent le relais, indiquant l’évolution
du vin. Enfin, les grands vins de garde peuvent développer
des teintes ocres ou marron.
- Côté blancs, la gamme varie du jaune très pâle,
signalant des vins secs jeunes de type muscadet ou sauvignon, jusqu’à
l’ambre ou le caramel caractéristiques des vins vieux
de faible acidité… mais aussi parfois oxydés.
Entre ces deux extrêmes, toutes les nuances de jaune coexistent,
assorties de reflets vert pour les vins d’Alsace, de paille
ou d’or pour les bourgognes parvenus à maturité.
- La couleur de la robe des vins rosés dépend naturellement
de leur vinification et
µ
du temps de contact entre le jus et la pellicule
du raisin. Cependant, l’âge fait apparaître des
nuances visuelles : rose jaune ou orange, pelure d’oignon, voire
saumon.
L’intensité de la robe
Un vin jeune présente une teinte franche, vive, fraîche.
A l’inverse, un vin vieillissant, voire à la limite d’âge,
aura la robe passée, usée.
Outre ce degré d’évolution, la robe d’un
vin rouge donne des indications sur sa concentration et permet parfois
de déterminer son origine, voire son millésime. En effet,
tous les cépages ne possèdent pas le même pouvoir
colorant.
Du plus foncé au plus clair, signalons la syrah, le grenache
(Vallée du Rhône), le cabernet-sauvignon et le merlot
(Bordeaux), le pinot noir (Bourgogne) et le gamay (Beaujolais).
Côté millésime, les années de bonne maturation
conduisent à des rouges plus intenses que les millésimes
sans cachet particulier. Toutefois, ceci doit être considéré
comme une simple indication, la griffe du vigneron pouvant, dans certains
cas, tromper les plus inspirés des spécialistes. |
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