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À la fin du
XIXe siècle, l’interdiction en France de l’absinthe,
alcool anisé dont les ravages sur la santé publique
étaient manifestes, semblait condamner les amateurs d’apéritifs
au goût d’anis.
C’est pourquoi, dès l’entre-deux-guerres,
d’autres boissons à base d’anis étoilé
furent inventées. Regroupées aujourd’hui
sous le nom d’anisés, elles constituent un élément
important de la tradition française de l’apéritif.
Les apéritifs anisés regroupent trois appellations
distinctes, correspondant à trois recettes différentes
: pastis de Marseille, pastis et apéritifs anisés.
Le pastis est obtenu
par macération d’un mélange d’extrait
anisé à base d’anéthol, de réglisse,
d’herbes aromatiques, d’eau, d’alcool et de
sucre. Les proportions de chacun des ingrédients
et leur variété donnent à chaque pastis
sa saveur unique.
Les apéritifs anisés sont généralement
consommés allongés d’eau fraîche,
dans des proportions allant d’un volume pour cinq volumes
d’eau à un volume pour sept volumes d’eau.
Ils peuvent également être dégustés
en « long drinks », avec un jus de fruits ou du
cola
et servent aussi de base à des cocktails, comme le Perroquet
(avec du sirop de grenadine et de menthe) ou la Mauresque (avec
du sirop d’orgeat). |
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